Problématique multifactorielle

La gravité des maladies cardiovasculaires réside non seulement dans le fait qu'elles sont les plus mortelles et les plus coûteuses, mais aussi dans le fait que leur origine est multifactorielle. Des facteurs génétiques « non modifiables » comme le sexe, l'âge, l'origine ethnique et les antécédents familiaux jouent un rôle important dans la genèse des maladies cardiovasculaires et dans le développement d'autres facteurs de risque. 

D'autres facteurs de risque « modifiables » liés à l'environnement et aux modes de vie, comme le tabagisme, les habitudes alimentaires déséquilibrées, la consommation excessive d'alcool, le manque d'activité physique, interagissent avec des causes patho-physiologiques telles que la surcharge pondérale, l'obésité abdominale, l'hypertension artérielle, les dyslipidémies, et le diabète pour provoquer l'athérosclérose et, en conséquence, les maladies cérébro-cardiovasculaires. 

Ces facteurs de risque combinés sont à l'origine de 75% des cardiopathies ischémiques et des accidents vasculaires cérébraux, représentant ainsi des indicateurs de futurs problèmes de santé cardiovasculaire. La combinaison de plusieurs facteurs de risque tels que l'obésité (en particulier abdominale), une concentration anormale de lipides sanguins (dyslipidémie), une intolérance au glucose (diabète type II) et une hypertension artérielle chez le même individu constitue un signal d'alarme appelé le « syndrome métabolique ».

Un seul facteur de risque peut suffire à provoquer une maladie cardiovasculaire, mais l'association de plusieurs facteurs de risque chez une même personne multiplie ce risque. Il est donc important de lutter contre le maximum de facteurs de risque pour prévenir les maladies cardiovasculaires.